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Aperçu des manifestations de la Journée du patrimoine

Programmation des Journées du patrimoine, les 12 et 13 septembre 2026 – « Réseaux : monuments et infrastructures » 

Une journée électrisante – Témoignages de 125 ans d'approvisionnement en électricité

Inauguration des Journées du patrimoine

Après quelques années d’interruption, nous pouvons enfin vous inviter à nouveau en 2026 à une petite cérémonie d’ouverture la veille des Journées du patrimoine. C’est le thème « Réseaux » qui nous a motivés. À Iéna aussi, les propriétaires, les architectes, les associations, les initiatives, les artisans, les restaurateurs et les professionnels de la conservation du patrimoine au sein des administrations forment un réseau sans lequel notre patrimoine culturel ne pourrait être préservé. Nous prenons bien trop rarement conscience de son ampleur et, en même temps, de sa densité. Nous ne réfléchissons donc bien trop rarement à son potentiel et à son impact. C’est pourquoi, en tant qu’autorité locale chargée de la protection des monuments historiques de Iéna, nous sommes reconnaissants à la Fondation allemande pour la protection des monuments historiques (DSD) de nous avoir une nouvelle fois donné un coup de pouce en choisissant ce thème. Nous remercions les personnes de ce réseau, dont fait d’ailleurs partie un comité local municipal de la Fondation allemande pour la protection du patrimoine, pour leur motivation et leur soutien de toutes sortes.

  • Lieu : Löbstedter Straße 67
  • Inauguration : 16 h
    • Intervenants : M. Sterzing, Imaginata e. V., F. Bürglen, comité local de la DSD, E. Zimmermann, autorité locale chargée de la protection des monuments historiques de Iéna
    • Accompagnement musical : l’ , Helga Assing (piano électrique) et Klaus Wegener (saxophone)
    • À l'issue de la cérémonie d'inauguration, l'association vous invite à une visite guidée du monument technique ainsi que de la nouvelle exposition.

Samedi 12 septembre 2026

25 ans après la production du premier courant électrique à Iéna – il y a 100 ans –, la salle de 50 kV de la sous-station d'Iéna-Nord, construite selon les plans de l'architecte de Weimar Bruno Röhr, a été mise en service en 1926, après seulement 7 mois de travaux. Raccordée au poste de commutation de Burgau (ZEISS), elle a ainsi permis de mettre en place un réseau stable de 10 kV à Iéna. Dans les années 1930, la sous-station est devenue le nœud central de l'approvisionnement régional en électricité. En 1942, elle a été agrandie par la construction d'un hall de 110 kV et a finalement été convertie pour une alimentation à 110 kV. Depuis 1993, elle est inscrite au registre des monuments historiques de l’État libre de Thuringe et accueille depuis 1997 l’Imaginata. Avec son parcours de stations scientifiques, l’Imaginata invite depuis lors à l’expérimentation et à la découverte autonomes, et utilise ce monument technique comme lieu culturel et éducatif. 

L’association a saisi l’occasion de ce 100e anniversaire pour se consacrer davantage au monument industriel et architectural en tant que tel et pour mieux faire connaître ses histoires et ses particularités aux visiteur·euses. Dans le cadre de l’action scolaire nationale « denkmal aktiv - Kulturerbe macht Schule », soutenue par la Fondation allemande pour la protection du patrimoine, plusieurs documentaires ont déjà été réalisés par le passé, notamment sur la maçonnerie apparente de la façade du bâtiment principal. C’est notamment sur cette base qu’une exposition a été conçue pour faire découvrir aux visiteurs la sous-station électrique, son architecture, son fonctionnement et son histoire ; elle a été inaugurée le 28 août à l’occasion de ce grand anniversaire.

Peut-il y avoir un meilleur endroit pour inaugurer une Journée du patrimoine placée sous le thème « Réseaux : monuments et infrastructures » ?

  • Lieu : Löbstedter Straße 67

« Une transformation sous tension – L’ancienne centrale électrique de Jena-Nord : évolution de son architecture et de son utilisation depuis 1901 » : c’est sous cette devise que la salle des machines, vieille de 125 ans, de l’ancienne centrale électrique de Jena invite toutes les personnes intéressées.

À la fin de l'année 1898, le conseil municipal de Iéna prit une décision historique. Il se prononça en faveur de la construction d'une centrale électrique et de l'exploitation d'un tramway électrique. Dès le 14 janvier 1899, le « contrat relatif à la construction d’une centrale électrique et d’un tramway électrique » fut signé entre les autorités municipales de Iéna, ville résidentielle et universitaire, et la Berliner Bank à Berlin. Le regroupement de la centrale électrique et du tramway au sein d’une même entreprise était justifié sur le plan technique et logique. Ce regroupement fonctionnel et entrepreneurial a également donné lieu à un ensemble architectural homogène. 

La construction de la centrale électrique et du premier hangar à tramways sur le terrain de la Dornburger Straße a débuté en 1900. Le maître d’ouvrage était la Berliner Bank zu Berlin Jenaer Elektrizitätswerke A. G. La conception a été confiée à la société Eisenbahnbau-Gesellschaft Becker & Co. GmbH, département de construction de Iéna. Tant le hangar à tramways du dépôt que les halls de la centrale électrique ont été construits en maçonnerie de briques dans un style néogothique, avec des pignons en escalier. Les façades ont été structurées par l’alternance de surfaces en briques et en crépi. Au XXe siècle, le complexe a fait l’objet de plusieurs agrandissements et transformations. La salle des machines fait partie de la première phase de construction et constitue, notamment grâce à la conservation d’équipements d’époque fixés aux murs et surtout d’équipements techniques, un témoignage authentique de l’industrialisation de Iéna. Le hall a été utilisé jusqu’aux années 1990 et est entretenu et redynamisé depuis 2014 par l’association culturelle In’s Netz e. V. sous le nom de TRAFO.

  • Lieu : Nollendorfer Straße 30
  • Ouvert : 15 h 00 – 20 h 00
    • 15 h : portes ouvertes
    • 15 h 30 et 17 h : visite guidée des lieux avec des témoins de l’époque qui évoquent son ancienne fonction de centrale électrique
    • 19 h : « Brûler sans s'épuiser. Comment réussir la reconversion de sites du patrimoine industriel en conciliant engagement bénévole et liberté d'expression culturelle ? » Débat sur l'avenir du TRAFO

Les 125 ans d'électricité à Iéna marquent également les 125 ans du tramway. Le 1er avril 1901, le premier tramway a circulé depuis le dépôt situé près de la centrale électrique de la Dornburger Straße jusqu'à l'ancien restaurant d'excursion « Schubertsburg » dans la Kahlaische Straße. Après cette réception par la police régionale de la centrale électrique, des lignes électriques et du tramway, l'exploitation régulière du tramway a débuté le 6 avril sur la ligne dite « Centrale », reliant la centrale électrique de la Dornburger Straße à la Schubertsburg en passant par le Holzmarkt. 

La croissance fulgurante de la ville a rapidement entraîné une extension du réseau de lignes et a donc nécessité, en conséquence, l'agrandissement des surfaces dédiées aux dépôts et aux ateliers. En 1930, le « nouveau » (deuxième) dépôt de tramways, conçu par Heinrich Fricke selon un plan trapézoïdal découlant du tracé de l’Unterer Philosophenweg (Th.-Mann-Straße), fut construit à l’ouest du premier dépôt. Ce hangar à trois nefs, de construction en béton armé et doté d’une toiture en coque à courbures multiples réalisée selon le système ZEISS-DYWIDAG, constituait un chef-d’œuvre très remarqué du génie civil et fut d’ailleurs salué comme tel dans la littérature spécialisée de l’époque. En 1948, le dépôt de tramways a été agrandi par l’ajout d’un hangar nord. Le dépôt de tramways est classé monument historique en tant que témoignage important de l’histoire de la ville d’Iéna, de l’histoire des transports, et donc aussi du développement urbain, mais également de l’architecture industrielle. Malheureusement, les transports en commun de Iéna ont dû se séparer de leur dépôt historique. C’est pourquoi celui-ci n’est pas accessible à l’occasion de la Journée du patrimoine. En revanche, les tramways historiques circulant le samedi – véritables monuments mobiles sur des rails modernes – sont accessibles.

  • Lieu et horaires : entre 13 h 00 et 20 h 30 : service régulier avec les motrices historiques 26 ainsi que la motrice 101 avec les remorques 155 et 207, entre Nordschule et Winzerla en passant par le centre-ville 
    • Horaires disponibles dans la rubrique « Téléchargements »

Le parc public d'Oberaue – composé du Paradies, de la Rasenmühleninsel et de l'Oberaue – repose en grande partie sur les plans de l'architecte paysagiste de Iéna G. Weichelt, qui s'est toutefois principalement inspiré des éléments existants pour les intégrer à son projet. Ses plans, réalisés en 1957, reprenaient les structures existantes telles que les anciennes allées, l'étang et le sentier qui longe la rive, mais aussi des éléments d'architecture mineure datant des années 1930, comme le Paradiescafé. Le pavillon de verre a été intégré à l’ensemble par Friedhelm Schubring entre 1974 et 1978, dans le cadre d’un réaménagement du parc devenu nécessaire, en tant que bâtiment polyvalent. Son architecture reflète d’une part l’espace particulier de la plaine alluviale de la Saale, et d’autre part la tradition du modernisme classique, en particulier les idées et les éléments de conception de Mies van der Rohe et surtout de Richard Neutra. Elle séduit par sa générosité, son ouverture et sa compacité clairement structurée. Or, ce sont précisément ces caractéristiques qui confèrent au pavillon sa valeur patrimoniale et qui posent aujourd’hui de nouveaux défis à la conservation du patrimoine. La réduction toujours plus forte des habitats de la faune et de la flore conduit malheureusement, dans les rares espaces naturels restants, à des collisions – au sens propre du terme – douloureuses. Mais la protection de la nature et la conservation du patrimoine collaborent depuis des années dans un climat de confiance. Une solution compatible avec la conservation du patrimoine et favorable à la protection des espèces sera donc trouvée. D’ici là, l’apposition d’autocollants sur les vitres sera tolérée.

  • Lieu : devant le Neutor 5 a
  • Ouvert : de 17 h à 19 h
    • 17 h : « Iéna : une question de point de vue. Deux vies en cartes postales » – Discussion sur la photographie d’architecture en tant que source et au-delà, avec G. Krieg (artiste et fils du photographe Kurt Krieg) et M. Maleschka (architecte, journaliste, photographe et auteur, lauréat du Prix allemand de la protection du patrimoine 2025), animation par D. Weiland (historienne de l’art)

Du mémorial au lieu abandonné : le monument du Friedensberg. Visite sur place et conférence au Treff am Fichteplatz (TaF)

  • Lieu : Fichteplatz
    • 14 h : visite sur place avec des explications sur le site et l'utilisation (ou la réaffectation) du mémorial du Friedensberg ; rendez-vous à l'entrée du périmètre intérieur du mémorial
    • 15 h : Barbara Krug (Gotha/Iéna) : présentation sur l’évolution politico-historique du mémorial, passée et présente, au café de quartier « Treff am Fichteplatz » (TaF), Fichteplatz 9, 07745 Iéna

 

Dimanche 13 septembre 2026

La ville – un réseau

Promenade musicale en ville : concerts éphémères avec le chœur de garçons de la Philharmonie de Iéna et ses invités, autour et à l'intérieur des monuments architecturaux et des jardins historiques de Iéna

Le chœur de garçons de l’Orchestre philharmonique de Iéna fêtera ses 50 ans d’existence en 2026. Au fil des ans, le chœur a non seulement permis à de nombreuses générations de jeunes chanteurs de bénéficier d’une solide formation vocale, mais il leur a surtout transmis l’enthousiasme de faire de la musique ensemble. D’innombrables représentations à Iéna et en Thuringe, mais aussi dans toute l’Allemagne et dans d’autres pays européens, ont offert des moments inoubliables et des rencontres avec d’autres musiciens. Actuellement, le chœur compte environ 60 garçons et jeunes hommes. La direction artistique est assurée depuis 25 ans par Berit Walther. Sous sa houlette, les chanteurs apprennent, dès leur entrée à l’école, non seulement la formation vocale et l’éducation musicale, ainsi que la lecture de la partition, mais surtout le plaisir de chanter ensemble. Le répertoire du chœur de garçons est varié : tout en cultivant le répertoire allemand et international, les motets, les cantates, les œuvres chorales symphoniques ainsi que la musique chorale contemporaine font partie intégrante des programmes de concert. Chaque année, le chœur se produit lors d’une vingtaine de représentations dans des églises et des salles de concert.

À l’occasion de son anniversaire, le chœur de garçons accueille, précisément le week-end de la Journée du patrimoine, des chœurs de garçons amis venus d’Uetersen et de Wuppertal, ainsi que le chœur d’hommes de Göttingen et de nombreux anciens choristes (le chœur des anciens). Oui, faire de la musique ensemble crée des liens : cela tisse des « réseaux ». C’est de cette convergence, et parce que le patrimoine culturel ne se limite pas au patrimoine bâti mais englobe également le patrimoine immatériel, qu’est née l’idée d’une promenade musicale dans la ville à l’occasion de la Journée du patrimoine. Devant ou à l’intérieur de divers monuments architecturaux et jardins classés, la chorale de garçons et ses invités donneront de courts concerts « pop-up ».

  • Lieu : le « Faulloch » – vestiges des anciennes fortifications de la ville
    • Chœurs de garçons de Iéna, Uetersen et Wuppertal, chœur d'hommes de Göttingen et chœur des anciens élèves
  • Lieu : cour du Collegium Jenense
    • Chœurs de garçons de Iéna, Uetersen et Wuppertal, chœur d’hommes de Göttingen et chœur des anciens élèves
  • Lieu : Jardin Griesbach / Am Planetarium 7
    • Chœurs de garçons de Iéna et d’Uetersen, chœur d’hommes de Göttingen et chœur des anciens élèves
  • Lieu : Église de la Paix / Cimetière historique de Saint-Jean
    • Ouverture de l'office religieux avec les chœurs de garçons d'Iéna et d'Uetersen, le chœur d'hommes de Göttingen et le chœur des anciens élèves
  • Lieu : Jardin de Schiller / Schillergäßchen 2
    • Chœur d'hommes composé de membres du Chœur philharmonique des garçons et d'anciens membres

Centre historique

En prenant le temps de s’y attarder, on peut, au cimetière Johannisfriedhof, se plonger dans le réseau très ramifié, parfois dense, mais pas toujours transparent, de la société de Iéna. De par leur atmosphère tout à fait particulière, les cimetières offrent une richesse inestimable de connaissances sur l’histoire culturelle et sociale. Ils révèlent des liens familiaux ou professionnels, mais aussi des ruptures soudaines. Ils reflètent les parcours vers et hors des familles, de la ville, du pays, et donc aussi la culture et le transfert de savoir. Afin de faciliter l’accès à ces connaissances, le projet de réseau « Wo sie ruhen » (Où ils reposent) a été mis en place il y a quelques années. L’application« Wo sie ruhen » guide l’utilisateur vers 25 tombes sélectionnées de personnalités et, une fois sur place, les informations peuvent être écoutées sous forme de fichier audio. Le cimetière Johannisfriedhof, qui fait partie des 30 cimetières d’importance historique reconnus par le gouvernement fédéral, est intégré à ce projet de réseau.

Malgré toute cette mise en réseau, le cimetière Saint-Jean montre toutefois clairement à quel point de nouvelles infrastructures, initialement conçues pour favoriser les liens, peuvent fragmenter des structures établies de longue date. Le cimetière Saint-Jean actuel est une extension du lieu de sépulture mentionné dès 1307, situé près de l’église Saint-Jean-Baptiste. Après des agrandissements vers le nord et l’ouest, le cimetière a subi une coupure radicale avec la construction, en 1938, de la route menant à Weimar. La partie sud du cimetière, autour de l’église Saint-Jean-Baptiste, a été séparée. Environ un quart du cimetière a été nivelé, certaines sépultures ont été exhumées et divers monuments funéraires ont été déplacés. Aujourd’hui, ce site aménagé à la manière d’un parc s’étend encore sur environ 1,8 ha. On y trouve un grand nombre de tombes de personnalités éminentes, parmi lesquelles celles de Friedrich et Johann Wilhelm Kreußler ou encore de Carl Zeiss. Leur restauration a été en partie financée par la Fondation allemande pour la protection des monuments historiques. Depuis 2014, une association de soutien très active s’engage pour la préservation et l’entretien de ce site précieux. Depuis quelques années, les participants à l’International Summer Seminar for Young Academics restaurent également des monuments funéraires du cimetière Johannisfriedhof. Cependant, des défis particuliers, tels que la rénovation des deux chapelles funéraires, ne peuvent être relevés que grâce à une large participation par le biais de dons. La Journée du patrimoine sert également à sensibiliser le public à cette cause.

  • Lieu : Philosophenweg 1
  • Ouvert : de 11 h à 17 h Marché de Saint-Jean
    • Programme parallèle avec des animations pour les enfants et les familles, un accompagnement musical ainsi que du café et des gâteaux

    • 12 h : visite guidée « Monuments funéraires pour adultes » avec J. Patuschek, 

    • 13 h : visite guidée « Trésors – une visite pour les enfants » avec K. Undisz, 

    • 15 h : visite guidée « Carl Zeiss à l’occasion de son 210e anniversaire – la tombe de Zeiss au cimetière Johannisfriedhof » 

    • 16 h : visite guidée « L'église de la Paix et ses vitraux », les deux visites animées par R. Schwabe

Les églises ont toujours été bien plus que de simples lieux de culte. Elles font partie intégrante de l'infrastructure sociale, culturelle et spatiale, voire, dans le cas de la Friedenskirche / Garnisonkirche, de l'infrastructure militaire et médicale. Lorsque Iéna devint en 1672 la capitale du duché de Saxe-Iéna, l'église fut construite à partir de 1686, à l'initiative de Jean-Georges II de Saxe-Eisenach, sur le site de l'ancien cimetière Saint-Jean. Mais dès sa consécration, le duché d’Iéna avait déjà cessé d’exister. Il était passé en 1690 sous la domination de la lignée de Saxe-Weimar-Eisenach. En 1743, l’église fut attribuée à la paroisse de la garnison d’Iéna et rebaptisée « Garnisonkirche ». 

Pendant la bataille d’Iéna-Auerstedt, elle servit d’hôpital militaire. Dans le cadre des importants travaux de rénovation et de transformation entrepris à partir de 1835, les tribunes et l’autel-chaire, déjà prévus dans le projet initial, furent également aménagés. En 1947, l’artiste verrier de Iéna Fritz Körner créa de nouveaux vitraux pour remplacer ceux du chœur, détruits en 1945. En 1946, la paroisse rebaptisa l’église « Friedenskirche » (église de la paix). Après une rénovation en profondeur menée jusqu’en 2010, une infestation de mérule a été constatée à l’intérieur en 2013 ; celle-ci a pu être éliminée d’ici 2016 grâce à des dons et à des subventions. L’église abrite 13 épitaphes datant des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que huit portraits d’anciens surintendants.

  • Adresse : Philosophenweg 1
  • Ouvert : de 11 h à 17 h
    • 11 h : ouverture du service religieux avec les chœurs de garçons de Iéna et d’Uetersen, le chœur d’hommes de Göttingen et le chœur des anciens élèves

    • 12 h : « Construction et entretien de nichoirs » avec S. Schießl, NABU

    • 12 h 30 : « L’orgue de Mennewitz – un mystère patrimonial » avec H. Hempel, Geschichtskonferenz Schlöben e. V.

    • 13 h 30 : « Les cimetières et les églises, habitats des chauves-souris » avec le Dr D. Weiss

    • 14 h 00 : « Histoire des cimetières » avec le Dr B. Happe

    • 14 h 30 : « Histoire du cimetière Johannisfriedhof » avec Chr. Apfel, Association de soutien du cimetière Johannisfriedhof

    • 15 h 30 : « Les cimetières en mutation – une perspective d'urbanisme. Approches créatives pour le développement et la préservation des cimetières urbains » avec V. Göpfert, lauréate du prix Otto-Borst 2025

  • Des membres de la paroisse seront présents sur place pour répondre à vos questions
  • Diverses conférences dans l’église, durée : environ 20 min

Sur le versant est du Heinrichsberg – autrefois situé aux portes de la ville – s'étend l'un des espaces urbains les plus beaux et, en même temps, les plus fragiles de Iéna. Le Jardin botanique et le Jardin Griesbach, avec son pavillon, ainsi que le planétarium qui y est intégré, forment un ensemble culturel d’une importance inestimable et une oasis de verdure au cœur de cette ville densément peuplée. 

Johann Jakob Griesbach fut nommé en 1775, à l’initiative de la duchesse Anna Amalia de Saxe-Weimar-Eisenach, au poste de professeur de théologie à l’université d’Iéna. Il acquit le terrain jouxtant le jardin botanique et fit construire, entre 1782-1783 (d) et 1784-1785, sur un plateau intermédiaire situé entre les parties supérieure et inférieure du Philosophenweg, cette maison d'été à deux étages. Avec ses pilastres et ses frontons à la toscane, ainsi que sa symétrie, la villa s'inscrit dans le langage architectural classiciste. La construction de cette maison d'été s'inscrivait dans le cadre du grand réaménagement du site en un jardin paysager à l'anglaise, selon les propres directives de Griesbach. Griesbach séjourna en Angleterre de 1769 à 1770 ; il connaissait les jardins de ce pays, ainsi que le jardin de Wörlitz, en cours de création depuis les années 1760. De plus, Hirschfeld publia entre 1775 et 1777 sa Théorie de l’art des jardins, dans laquelle il prônait notamment un aménagement paysager romantique et sensible. 

Le jardin de Griesbach fut le premier jardin paysager à l’anglaise de Iéna et l’un des premiers exemples de cet idéal paysager en Thuringe. Il subit, surtout au XXe siècle, d’importantes pertes de superficie ainsi que la disparition de nombreux éléments d’aménagement et de décoration. Ainsi, après que le jardin fut devenu la propriété de la Fondation Carl Zeiss, le planétarium fut construit en 1926 dans la partie sud-est, coupant ainsi la partie du jardin en forme de vallée de l’ancien arboretum. En 1927, la fondation a mis le verger du parc Griesbach à la disposition de l’association « Jenaer Studentenhilfe » pour la construction du restaurant universitaire. Enfin, entre 1999 et 2000, les immeubles d’habitation nouvellement construits ont coupé le lien du jardin avec le paysage au nord. Malgré tout, les éléments fondamentaux du jardin paysager sont restés perceptibles jusqu’à aujourd’hui. Des talus orientés nord-sud contribuent encore aujourd’hui à dessiner ce tableau paysager accessible au public, tout comme les allées sinueuses et opposées, les plantations adaptées, les décors d’arbres, les points de vue ou encore la « salle des arbres ».

  • Lieu : Am Planetarium 7
    • 10 h 30 : concert éphémère des chœurs de garçons de Iéna et d’Uetersen, du chœur d’hommes de Göttingen et du chœur des anciens à l’occasion du 50e anniversaire du chœur de garçons de la Philharmonie de Iéna

Les remparts médiévaux protégeaient les citoyens contre les attaques extérieures tout en délimitant le territoire juridictionnel de la ville par rapport aux terres agricoles environnantes. Aujourd’hui, ce n’est que du côté ouest de la vieille ville que l’on peut encore se faire une idée approximative de leurs dimensions.

Depuis la tour à poudre, tour d'angle nord-ouest des fortifications avec sa rondelle d'artillerie située en avant, tout comme depuis la dernière porte de la ville encore préservée, la Johannistor, on jouit d'une belle vue sur la vieille ville de Iéna – ainsi que sur le Fürstengraben. Le Fürstengraben est la dernière partie des douves des fortifications de la ville où l’on peut retracer les évolutions historiques de la ville, depuis son utilisation médiévale comme ouvrage défensif jusqu’à sa transformation en promenade, puis en allée, pour devenir enfin une « via triumphalis ». Le long de cette voie carrossable utilisée dès les premiers temps, une allée de tilleuls a été aménagée en suivant le tracé du fossé pendant la brève période du duché de Saxe-Iéna. Même si l’on ne peut malheureusement plus parler aujourd’hui d’une allée de tilleuls, l’espace vert qui longe le fossé et la rangée d’arbres – notamment de tilleuls – qui borde la rue constituent des éléments caractéristiques tant de l’ensemble classé que de l’ensemble des fortifications de la ville. Et c’est également bénéfique pour le climat urbain !

  • Lieu : Johannisstraße / Am Pulvertur
  • Ouvert : de 9 h à 18 h
    • Des brochures d’information sont disponibles
    • 9 h 15 : concert éphémère des chœurs de garçons de Iéna, Uetersen et Wuppertal, du chœur d’hommes de Göttingen et du chœur des anciens à l’occasion du 50e anniversaire du chœur de garçons de la Philharmonie de Iéna

L'histoire de la ville d'Iéna est si étroitement liée à celle de l'université qu'une Journée du patrimoine sans établissements universitaires est inconcevable. En 1548, l'Academia Jenesis s'installa dans les bâtiments de l'ancien couvent des Dominicains, situé dans la partie sud-ouest de la ville. Après l'octroi d'un privilège impérial en 1557/58, d'importants travaux de transformation du couvent ont été entrepris sous la direction de l'architecte régional Nickel Gromann (vers 1500-1566). Au fil de plusieurs phases de construction, un ensemble universitaire unique du début de l’époque moderne a vu le jour, comprenant des amphithéâtres ainsi que des logements pour les étudiants dans l’église collégiale adjacente, qui continuait parallèlement à servir de lieu de sépulture. 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bâtiments ont été gravement endommagés et l’église du collège a été presque entièrement détruite. Après des fouilles approfondies menées à partir de 1947, les ailes des bâtiments longeant la Kollegiengasse et le Nonnenplan furent construites entre 1955 et 1957 selon les plans du bureau d’études pour la construction industrielle, dans le cadre d’un sous-projet de reconstruction du centre-ville. On s’est alors délibérément inspiré du plan du début de l’époque moderne de l’ensemble universitaire et on a créé, grâce à une architecture de grande qualité et à une démarcation sobre par rapport au patrimoine historique conservé, une nouvelle clôture digne de la cour du Kollegienhof. Depuis 2018, les vestiges mis au jour lors des fouilles font l’objet d’une étude interdisciplinaire, en lien avec les sources écrites et le patrimoine bâti conservé. 

  • Lieu : Kollegiengasse 10
  • Début : 9 h 45
    • 9 h 45 : concert éphémère des chœurs de garçons de Iéna et d’Uetersen, du chœur d’hommes de Göttingen et du chœur des anciens élèves à l’occasion du 50e anniversaire du chœur de garçons de la Philharmonie de Iéna

    • 10 h 00 (à la suite) : visite guidée sur l'histoire du Collegium Jenense et de l'université dans la cour du Kollegienhof avec le Dr E. Paust, conservateur de la collection de préhistoire et de protohistoire à l'université Friedrich-Schiller

Friedrich Schiller a vécu et travaillé à Iéna pendant dix ans. Parmi les cinq maisons où il a habité durant cette période, seule la maison de jardin a été conservée. Schiller acquit cette maison de jardin, située à la lisière de l’ancienne banlieue sud d’Iéna, en mars 1797. Deux mois plus tard seulement, il s'y installa avec sa famille. L'année suivante, il fit construire à l'angle sud-ouest de la propriété une petite tour, son « Belvédère », dont l'étage supérieur lui servait de refuge pour écrire ses poèmes. Goethe l'appelait la « dentelle du jardin ». La partie arrière du jardin était densément plantée de divers arbres fruitiers, tandis qu’un potager était aménagé près de la maison. À cela s’ajoutaient de nombreux arbustes à fleurs. 

C’est dans ce petit paradis au bord de la Leutra que furent écrites certaines parties du « Wallenstein », de « Marie Stuart » et des célèbres ballades destinées au Musenalmanach. En 1811 – six ans après la mort de Schiller –, le premier observatoire de Iéna y fut construit à la demande du duc Carl August. Friedrich Schiller faisait partie d’un vaste réseau qui le soutenait, lui et sa famille. Malgré tout son génie, son parcours de vie et son œuvre auraient été difficilement imaginables sans ce réseau. Le jardin n’était d’ailleurs pas seulement un lieu de retraite, mais aussi un lieu de rencontre propice aux échanges intellectuels.

  • Lieu : Schillergäßchen 2
  • Ouvert : de 10 h 00 à 17 h 00 (entrée libre) 
    • 10 h 30, 11 h 30, 13 h 00 et 14 h 00 : visites guidées de la maison et du jardin avec le Dr S. Schlotter, de l’université Friedrich-Schiller d’Iéna (15 personnes maximum, durée : environ 30 min)

    • « Seule l’imagination reste éternellement jeune – découpages et origami »
    • « Un trésor – chasse au trésor dans le jardin et la maison de Schiller »
    • 12 h : concert surprise donné par le chœur d’hommes du Chœur philharmonique des garçons et des anciens élèves, à l’occasion du 50e anniversaire du Chœur des garçons de la Philharmonie de Iéna

L'histoire de la communauté des Carmes de Iéna est marquée par de nombreux bouleversements. Le premier monastère, construit en 1414, fut remplacé dès la fin du XVe siècle par un nouveau bâtiment doté d'une église-halle attenante. Après la dissolution du couvent en 1529, une imprimerie fut installée dans ces locaux à partir de 1553, à la demande du duc Jean-Frédéric de Saxe. Celle-ci servit dès le début à la publication d’une nouvelle édition complète des œuvres de Luther. À cette fin, le duc accorda en novembre 1553 à l’imprimeur Johann Rödinger le privilège d’imprimer et de distribuer en exclusivité les écrits de Luther.

Les imprimés constituaient l'infrastructure médiatique de la Réforme. La diffusion des idées réformatrices, rendue possible par l’impression à caractères mobiles bien au-delà des limites d’une petite minorité lettrée, a contribué de manière significative à leur affirmation. Le monastère compte donc parmi les lieux historiques majeurs et les témoignages marquants de l’histoire de la Réforme. Après le déclin de l’imprimerie pendant la Guerre de Trente Ans, les bâtiments du monastère ont fait l’objet, en 1669, d’une transformation en auberge « Zum gelben Engel » – et sont ainsi restés intégrés à une infrastructure urbaine particulière : celle des auberges, des tavernes et des débits de boissons. 

Rénové en 2017 dans le respect des règles de conservation du patrimoine, le site entourant le seul lieu authentique de la vie monastique et de la Réforme du XVIe siècle à Iéna a connu un nouveau tournant avec la construction de la nouvelle bibliothèque. À l'occasion des Journées du patrimoine, ce petit joyau sera à nouveau à l'honneur.

  • Lieu : Engelplatz 1
  • Ouvert : de 11 h à 15 h (entrée libre), visites guidées courtes sur demande à partir de 5 personnes
    • 12 h 30 : visite guidée publique avec le personnel du musée

La place du marché est le carrefour central du tissu social urbain, mais aussi du réseau de transport et commercial suprarégional. Plus que tout autre lieu, elle permet, à travers l'évolution de l'urbanisation, des langages architecturaux, de la composition des propriétaires, des maîtres d'ouvrage et des locataires, ainsi que des corps de métier présents sur place, de tirer des conclusions sur le développement historique de la ville. C’est également là que se dresse l’hôtel de ville historique, véritable point de cristallisation et expression architecturale de l’autonomie communale. On y trouve des maisons bourgeoises et des auberges dont l’histoire remonte à plusieurs siècles. La dernière maison à pignon de la place du marché est aujourd’hui l’« Alte Göhre ». 

Cette maison, avec son socle massif en pierre à deux étages, ses fenêtres en arc en rideau et son portail en arc de Kiel, doit son nom au négociant en vins Paul Göhre, qui l’avait acquise en 1893. Les parties les plus anciennes de la cave de la maison datent du XIIIe siècle. Le bâtiment qui a précédé l’édifice actuel a été construit vers 1370. Entre 1554 et 1557 (d), la maison fut réaménagée pour lui donner son aspect actuel grâce à la construction d’un deuxième étage en colombage. Une pièce en bois fut aménagée au premier étage. La « Neue Göhre » a été construite en 1908, après la démolition de l'ancien moulin du marché, à la demande de Göhre et d'après les plans de Johannes Schreiter. Sa façade néogothique donne sur la Saalstraße. Depuis 1986, elle abrite les musées municipaux de Iéna. 

  • Adresse : Markt 7
  • Ouvert : de 10 h à 17 h (entrée libre)

Le siège actuel de l'Office du tourisme de Iéna et de l'association artistique se compose de deux bâtiments à un étage. Le bâtiment côté place du marché a été érigé en 1384 (d) sur les vestiges de plusieurs constructions antérieures ; il s'agissait d'un entrepôt et d'un bureau de trois étages, dont le pignon faisait face à la place du marché. La « Hohe Halle » (grande salle), située au rez-de-chaussée du bâtiment côté place du marché, était une pièce ouverte sans cloisons. En 1435 (d), une annexe fut ajoutée à l'arrière pour servir de logement orienté vers l'est, comprenant une pièce avec un poêle en bois. Le corps de bâtiment avant fut également transformé en logement en 1650. À cette occasion, la charpente fut également rénovée et s’orienta désormais vers la place du marché au niveau de la rive. 

Lors de nouveaux travaux réalisés entre 1736 et 1737, la façade donnant sur la place du marché a été entièrement rénovée et les combles ont été réaménagés. Dans le cadre d’études architecturales menées entre 1994 et 1997, la structure médiévale largement préservée des deux maisons a été identifiée comme comportant une charpente à colombages formée de montants muraux s’étendant sur tous les étages. Les remplissages en terre crue d’époque, ornés de larges traits parallèles, ainsi que le plancher au-dessus du rez-de-chaussée (planches, terre battue, chape de plâtre servant de couche d’usure au 1er étage) ont été entièrement conservés. On peut également encore admirer aujourd’hui des vestiges de la peinture historique de la pièce en bois de la maison d’habitation. Pour la rénovation de ces bâtiments dans le respect des règles de conservation du patrimoine, la ville d’Iéna a reçu en 2003 le Prix de la protection du patrimoine de Thuringe. Les entrepôts, notamment lorsqu’ils faisaient office à la fois d’entrepôt et de bureau commercial, constituaient des bâtiments fonctionnels importants dans l’infrastructure urbaine.

  • Lieu : Markt 16
  • Ouvert : de 14 h à 20 h, les membres de l'association artistique fournissent des informations sur place

Le véritable centre du romantisme précoce de Iéna et la « maison historique des romantiques » se trouvaient au 5 de la Leutragasse. Elle fut habitée par August W. Schlegel, Caroline Schlegel, Dorothea Veit et Friedrich Schlegel à partir de 1796. C'est là qu'eut lieu, en novembre 1799, la célèbre « rencontre des romantiques », à laquelle participèrent également Friedrich von Hardenberg (Novalis), Friedrich W. J. Schelling et Ludwig Tieck. Ce bâtiment fut détruit en 1945. La Leutragasse a disparu lors de la construction de la tour ZEISS/Uni.

Ce que l'on appelle aujourd'hui la « maison des romantiques » était la résidence du philosophe Johann Gottlieb Fichte. Elle fut construite vers 1670 (1667-1668) sur des fondations plus anciennes. À l’origine, le bâtiment se trouvait sur une petite place (Sitzenplan), située au croisement de l’Unterm Markt et de l’Unterm Lauengasse. Au début du XXe siècle, le quartier a été largement réaménagé dans le cadre de mesures d’urbanisme. Avec la construction du complexe immobilier situé au 8-12 de la rue Unterm Markt, la place publique s’est transformée en cour intérieure, qui constitue toutefois toujours l’accès principal. Le bâtiment lui-même est la dernière maison prémoderne encore debout dans ce quartier. Sa façade donnant sur le Löbdergraben constitue aujourd’hui sa face la plus visible. Avec la prise de conscience croissante de l’importance du romantisme précoce à Iéna, il a été décidé de créer à Iéna un lieu commémoratif consacré à cette période. C’est ainsi qu’en 1981, le « Mémorial du romantisme précoce allemand » a été inauguré au rez-de-chaussée du bâtiment, qui servait jusqu’alors de logement. L'aménagement des espaces extérieurs, qui bénéficient aujourd’hui également d’un statut de protection, s’est achevé en 1985. En 2021-2022, la maison a été rénovée à la suite d’un sinistre. D’importants travaux de transformation sont désormais prévus au rez-de-chaussée, mais surtout à l’extérieur.

  • Lieu : Unterm Markt 12a
  • Ouvert : de 10 h à 17 h (entrée libre)

La Journée du patrimoine est une initiation condensée au patrimoine. La médiation du patrimoine constitue quant à elle un élément essentiel de l'éducation historique, politique et culturelle. C'est précisément dans ce but que la Volkshaus a été construite à l'époque. La Philharmonie de Iéna s’est également engagée en faveur de l’éducation et de la médiation culturelles. C’est ainsi que, dans le respect d’une belle tradition, ce qui va de pair se retrouve désormais réuni : le concert d’ouverture de la saison de la Philharmonie de Iéna, la journée portes ouvertes au Volkshaus et la Journée du patrimoine. 

Conçu entre 1901 et 1903 à l’initiative d’Ernst Abbe d’après les plans d’Arwed Roßbach, cet ensemble de bâtiments à la forme angulaire avait pour vocation d’apporter 

« l’instruction et l’épanouissement intellectuel des ouvriers»

 . Ce complexe, avec sa structure interne fonctionnelle, ses façades et ses intérieurs prestigieux, ainsi que sa salle d’une grande qualité tant sur le plan acoustique qu’esthétique, remplit encore aujourd’hui des fonctions variées. L'aile de cuisine, particulièrement caractéristique, a toutefois dû céder la place au projet de construction du « Musée allemand de l'optique », et la salle de lecture a perdu sa fonction, qu'elle exerçait depuis des décennies, en raison de la construction de la nouvelle bibliothèque. La rénovation respectueuse du patrimoine, menée de 2017 à 2022, a consisté non seulement à réparer les dommages, mais aussi à mettre en valeur les finitions historiques des surfaces et à adapter le bâtiment aux nouvelles exigences d’utilisation modernes. Étant donné que, en raison de sa nouvelle affectation, le complexe immobilier n’est plus aussi facilement accessible à la majorité de la population,il est prévu de créer«une maison ouverte à tous »au moins à l’occasion d’une « journée portes ouvertes » annuelle, organisée le week-end de la Journée dupatrimoine

  • Lieu : Carl-Zeiß-Platz 15
  • Ouvert : de 10 h à 15 h (tour et bâtiment des salles)
    • à partir de 15 h : concert d’ouverture de saison « Planet Dvořák » de l’Orchestre philharmonique de Iéna, sous la direction du directeur musical général Simon Gaudenz et avec la participation du maire de Iéna, le Dr Th. Nitzsche, dans la salle Ernst-Abbe

Le succès mondial de la société ZEISS repose sur la collaboration entre Carl Zeiss, Ernst Abbe et Otto Schott. Au milieu du XIXe siècle, le mécanicien Carl Zeiss fonda son atelier d'optique à Iéna. Le physicien Ernst Abbe a apporté les calculs optiques décisifs et a révolutionné la fabrication des instruments optiques. Le chimiste Otto Schott a introduit le traitement moderne du verre au sein de cette équipe innovante. Ernst Abbe, scientifique exceptionnel, entrepreneur et surtout réformateur social et mécène culturel, a vu érigé ici, au cœur même de son œuvre, un monument qui est lui-même le fruit de la collaboration entre divers artistes et acteurs culturels. Les réformes et initiatives d’Abbe (la Fondation Zeiss dotée d’un statut social, la création d’un lieu d’éducation et de culture pour tous avec la Volkshaus, la fondation de coopératives de construction) ont abouti parce qu’Abbe n’avait pas seulement des visions, mais qu’il était intégré dans un vaste réseau influent regroupant la société civile, du monde des affaires, des sciences, de la politique et de la culture, et qu’il savait en outre jouer le rôle de médiateur entre entrepreneurs, ouvriers, responsables politiques et acteurs culturels.

Le pavillon commémoratif monumental, dont les plans remontent à Henri van de Velde, a été érigé entre 1909 et 1911 en l’honneur d’Ernst Abbe. À l’intérieur, cet édifice aux allures de temple abrite des moulages en bronze des quatre reliefs de Constantin Émile Meunier, initialement destinés à être réalisés en pierre. Il les avait créés pour le « Monument du Travail », resté inachevé. Les reliefs représentent : « L’Industrie », « La Mine », « La Récolte », « Le Port ». Le relief « L’Industrie » dépeint une scène dramatique dans une verrerie et trouvait ainsi parfaitement sa place à Iéna. L’utilisation des autres reliefs a été rendue possible par leur thème, qui s’affranchissait du contexte d’origine. Au centre du pavillon, sur un socle de marbre rouge, se dresse l’herme réalisée en marbre blanc par Max Klinger, comportant le buste d’Ernst Abbe et des représentations allégoriques. Niché au cœur d’un espace vert, le pavillon constitue le centre de la place Carl-Zeiss. Le bâtiment central octogonal est considéré comme une œuvre d’art totale d’envergure européenne, dont l’effet et la force expressive sont en lien direct avec son environnement. Son emplacement dans l'espace urbain se justifie non seulement par la proximité de l'ancien lieu de travail d'Abbe, mais aussi sur le plan symbolique. Avec l'usine principale de ZEISS, la Volkshaus et l'ancienne maison d'Abbe, il constitue un lieu de recueillement au cœur d'un triangle alliant travail, vie et culture.

  • Lieu : place Carl-Zeiß
  • Ouvert : de 10 h à 18 h ; des brochures d’information et des interlocuteurs sont disponibles sur place

Construit il y a 100 ans – en 1926 – selon les plans de Schreiter & Schlag, le planétarium ZEISS est le plus ancien grand planétarium indépendant au monde encore en service. Ce bâtiment n’est pas seulement un exemple remarquable de l’architecture en béton du début du XXe siècle, il est surtout le prototype d’un nouveau genre architectural : le planétarium. Conçu comme un édifice isolé dans un vaste environnement, le bâtiment principal se présente sous la forme d’une rotonde surmontée d’une coupole et dotée d’un portique rectangulaire à huit axes – tel un pronaos du temple de la science et de la technique. La coque en béton selon le système ZEISS-DYWIDAG ne mesure que 6 cm d’épaisseur. Tandis que la coupole en treillis extérieure constitue la base de la coque en béton, une coupole en treillis intérieure supporte la surface de projection. L’espace intermédiaire, dans lequel sont suspendues diverses tôles, servait à améliorer l’acoustique. 

L’invention révolutionnaire du système dit « ZEISS-DYWIDAG » revient à Walter Bauersfeld. Pour l’« appareil de planétarium » qu’il avait inventé avec Franz Meyer, il fallait une salle d’essai où l’on puisse projeter à titre expérimental la voûte céleste. Bauersfeld a mis au point un réseau hémisphérique constitué de barres plates en fer, maintenues ensemble en forme d’étoile grâce à un assemblage spécial à six nœuds. Ce réseau sert de base. Il a été entouré d’un treillis métallique et transformé en une coque fermée grâce au « Torkret », un procédé de projection de béton par couches qui venait d’être inventé. La coupole intérieure du réseau est construite de la même manière que la coupole extérieure. À l’occasion du 100e anniversaire du planétarium ZEISS, la surface de projection et la technique de projection ont été modernisées et rénovées. Pendant quelques semaines, le réseau a pu être admiré. À l'occasion de la Journée du patrimoine, la Fondation Ernst-Abbe propose des visites guidées pour expliquer la construction et les mesures de rénovation de ce monument culturel, reconnu en 2019 par la Chambre fédérale des ingénieurs comme « monument historique de l'ingénierie civile en Allemagne ».

  • Lieu : Am Planetarium 5
  • Horaires : 12 h 30, 13 h, 13 h 30 et 14 h : visites guidées d’une demi-heure avec Th. Schmidt et J. Hühn, Fondation Ernst-Abbe (20 personnes maximum – inscription préalable obligatoire !)
    • Inscriptions les 8 et 10 septembre de 9 h 00 à 11 h 30 et de 13 h 00 à 15 h 30 au numéro de téléphone 0049 3641 495141 ou par e-mail à l'adresse denkmalamt@jena.de jusqu'au 11 septembre2026

En 1828, le maître forgeron Pelzer fonda dans la Wagnergasse l'atelier de mécanique « Gebr. Pelzer », qui donna naissance en 1908 à la société Franz Pelzer, située dans la Fischergasse. Dans cet atelier de deux étages, on effectuait toutes sortes de réparations liées au secteur métallurgique, notamment celles concernant les équipements de boucherie, agricoles et d’imprimerie. L’équipement de l’atelier était donc très complet. L'atelier a également obtenu un brevet – pour une grille à saucisses. Après sa fermeture en 1992, il a d'abord été racheté par la société JENOPTIK GmbH, mais a été cédé dès 1993 à la ville d'Iéna, qui utilise depuis lors ce monument technique comme musée.

  • Adresse : Fischergasse 1
  • Ouvert : de 11 h à 16 h (entrée libre), visites guidées courtes sur demande à partir de 5 personnes 
    • À 11 h et 14 h : « Histoires de l’atelier » – visite guidée publique avec le personnel du musée

Le parc public d'Oberaue – composé du « Paradies », de l'île de Rasenmühlen et d'Oberaue – repose en grande partie sur les projets de l'architecte paysagiste de Iéna G. Weichelt, qui s'est toutefois principalement attaché à mettre en valeur et à intégrer les éléments existants. Ses plans, réalisés en 1957, reprenaient les structures existantes telles que les anciennes allées, l’étang et le sentier au bord de l’eau, mais aussi des éléments d’architecture mineure datant des années 1930, comme le Paradiescafé. Le pavillon de verre a été intégré à l’ensemble par Friedhelm Schubring entre 1974 et 1978, dans le cadre d’un réaménagement du parc devenu nécessaire, en tant que bâtiment polyvalent. Son architecture reflète d’une part l’espace particulier de la plaine alluviale de la Saale, et d’autre part la tradition du modernisme classique, en particulier les idées et les éléments de conception de Mies van der Rohe et surtout de Richard Neutra. Elle séduit par sa générosité, son ouverture et sa compacité clairement structurée. 

Or, ce sont précisément ces caractéristiques qui font sa valeur patrimoniale qui posent aujourd’hui de nouveaux défis à la conservation du patrimoine. La réduction toujours plus forte des habitats pour la faune et la flore conduit malheureusement, dans les rares espaces naturels restants, à des collisions – au sens propre du terme – douloureuses. Mais les acteurs de la protection de la nature et de la conservation du patrimoine collaborent depuis des années dans un climat de confiance. Une solution compatible avec la préservation du patrimoine et la protection des espèces sera donc trouvée. D’ici là, l’apposition d’autocollants sur les vitres sera tolérée.

  • Lieu : Devant le Neutor 5 a
  • Ouvert : le 13 septembre, de 13 h à 17 h 30
    • Exposition en vitrine sur l’histoire de la serre, 

    • 15 h : concert sur la terrasse avec « Kalter Dienstag », 

    • 16 h : concert sur la terrasse avec « Frau Meyer »

    • Un petit buffet et des boissons seront proposés.

Sous la thématique de cette année « NetzWERKE : Monuments et infrastructures – Des bâtiments historiques qui nous font avancer et nous relient », les projecteurs sont également braqués sur l’infrastructure culturelle et éducative, grâce à laquelle s’opère le transfert indispensable de savoirs et de culture, ainsi que sur les réseaux sociaux et professionnels qui font vivre notre patrimoine architectural. La Villa Rosenthal constitue un maillon important et tout à fait particulier de ces réseaux pour Iéna.

Le professeur Eduard Rosenthal, qui a occupé deux fois le poste de recteur de l’université et qui était un juriste très engagé sur le plan social et culturel, a été co-rédacteur des statuts de la Fondation Carl Zeiss et est considéré comme l’auteur de la « Constitution du Land de Thuringe ». Construite en 1890-1891 selon les plans du cabinet d’architectes berlinois Kayser et von Großheim pour lui et son épouse Clara, cette demeure est devenue, peu après l’emménagement de la famille, l’un des centres culturels de la vie bourgeoise et intellectuelle à Iéna et dans ses environs. En 1924, Clara et Eduard Rosenthal ont décidé par testament de céder la villa et le domaine attenant à la ville d’Iéna. Cette cession comprenait le droit d’habitation à vie pour Clara Rosenthal. Dès 1928, Clara Rosenthal céda la propriété à la ville d’Iéna. En 1939, le maire ordonna de « débarrasser la maison des Juifs ». Grâce à l’intervention du service juridique de la ville, Clara Rosenthal conserva son appartement au rez-de-chaussée de la maison. Manifestement brisée et gravement malade, elle s’y donna la mort le 11 novembre 1941. Sa dépouille fut transportée au cimetière Nord de Iéna ; on ignore encore aujourd’hui où elle repose. En 2009, la Villa Rosenthal a été réouverte par la société jenawohnen GmbH après une rénovation en profondeur respectant les normes de conservation des monuments historiques. Sous la direction de JenaKultur, un programme d’activités varié rend depuis lors hommage à l’engagement politique, social et culturel de la famille Rosenthal. Le site fait par ailleurs partie du mémorial décentralisé dédié à Eduard Rosenthal, intitulé « Explorations ».

La villa séduit par son aménagement extrêmement prestigieux, chaque pièce s’inspirant stylistiquement d’une époque particulière. À ce jour, des fragments d’une peinture murale monumentale, des moulures rococo, des lambris et divers éléments Art nouveau ont été conservés. Elle est nichée au cœur d’un jardin aux allures de parc d’environ 4 000 m², agrémenté d’arbres centenaires et d’un pavillon commémoratif. 

La villa Rosenthal fait en outre partie d’un ensemble de villas et de jardins à flanc de colline, datant de la période comprise entre 1870 et 1900, qui caractérise le paysage urbain. C’est précisément en interaction avec les clôtures et les terrasses des villas voisines – dont la plupart sont également classées monuments historiques – que l’aménagement et la conception du plateau rocheux revêtent une importance capitale et produisent un effet spatial saisissant. Or, c’est précisément ce plateau rocheux qui représente aujourd’hui un défi majeur pour la préservation de ce monument culturel. En collaboration avec la société jenawohnen GmbH, l’Office régional de la conservation des monuments historiques et divers instituts scientifiques, des solutions durables et réalisables sont recherchées. 

  • Lieu : Mälzerstraße 11
  • Ouvert : de 10 h à 16 h, des interlocuteurs sont présents sur place
    • Toute la journée : « Exposition permanente consacrée à la famille Rosenthal »

Les hôpitaux universitaires / anciens établissements de santé publics de Iéna forment un ensemble de différents bâtiments qui s'est développé au fil de plus de 200 ans. Leur apparence, leur forme ainsi que la structure et l'aménagement partiellement conservés reflètent les exigences de la technologie et de l'éthique médicales de l'époque de leur construction. Ce vaste ensemble, autrefois érigé aux portes de la ville, constitue aujourd’hui un élément important du centre-ville d’Iéna. Malgré sa construction progressive, le complexe obéit à un concept architectural global qui se manifeste notamment dans le tracé des voies, l’aménagement des places et des espaces verts, ainsi que dans une ornementation architecturale spécifique et fonctionnelle. 

La notion thérapeutique de la convalescence dans un cadre verdoyant a joué un rôle prépondérant dans l’aménagement. Tous les bâtiments hospitaliers du XIXe siècle étaient reliés, par des espaces verts soigneusement aménagés, à l’espace vert central conçu sur le modèle des parcs paysagers de l’époque. Le site de la Bachstraße constitue le berceau de la médecine universitaire de Iéna et revêt une importance exceptionnelle sur le plan de l’histoire urbaine, culturelle et médicale. Il est classé en tant qu’ensemble monumental. Certains bâtiments sont en outre protégés en tant que monuments culturels individuels. Le site est sur le point de connaître une profonde transformation. Un plan d’aménagement urbain est actuellement en cours d’élaboration. L’année dernière, la visite guidée du site s’étant déroulée de manière quelque peu désorganisée en raison d’une « affluence excessive », cette année, elle débutera par une conférence d’introduction dans l’amphithéâtre de la clinique ophtalmologique, suivie d’une visite guidée du site avec découverte du bunker de la clinique gynécologique. Il n’est malheureusement plus possible d’accéder au service de pathologie. 

  • Lieu : Bachstraße 18
  • Horaires : 13 h : conférence dans l’amphithéâtre de la clinique ophtalmologique, suivie d’une brève visite guidée du site hospitalier avec E. Zimmermann, de l’autorité inférieure chargée de la protection des monuments historiques (durée totale : environ 2 h 30)

En sortant de la ville, dans les environs de Iéna : hameaux ruraux et centres-villes historiques

Depuis maintenant 150 ans, le monument dédié aux soldats tombés au combat du bataillon de Iéna lors de la guerre franco-allemande, érigé entre 1871 et 1874 puis rénové en 2009, domine la cime des arbres de la forêt. Par beau temps, la tour de la forêt offre une vue imprenable sur Iéna et les vallées environnantes. Il en va de même pour la tour Bismarck, érigée entre 1906 et 1909 sur le Malakoff en tant que point de vue monumental, d’après les plans de W. H. Kreis et sous la direction du directeur de l’urbanisme Bandtlow, en hommage à l’ancien chancelier de l’Empire. La tour Bismarck présente depuis des années des dommages importants, notamment au niveau de la couronne de la tour / de la galerie de la couronne ornée de sculptures d’aigles et de la balustrade inférieure. L’infiltration d’humidité dans la maçonnerie depuis des années a entraîné ici d’énormes dégradations de la structure porteuse. Les 9 piliers de soutien de la galerie de la couronne présentent déjà des décalages. La structure de la maçonnerie en arc de la galerie de la couronne est également gravement endommagée. Au cours des dernières années, des mesures de sécurisation d’urgence ont notamment été mises en place, notamment par le retrait des pierres de maçonnerie menacées de chute. 

Depuis le printemps, l’entreprise municipale KIJ réalise la première phase des travaux de rénovation en profondeur. Ce projet bénéficie d’une subvention de l’Office régional de Thuringe pour la conservation des monuments historiques. À l'occasion de la Journée du patrimoine, KIJ et l'association Berggesellschaft Forsthaus e. V. proposent des visites guidées du chantier afin de présenter les travaux en cours et les mesures supplémentaires prévues. L'association Berggesellschaft Forsthaus e. V. propose par ailleurs une exposition consacrée à l'histoire de la tour Bismarck.

  • Lieu : Auf dem Forst
  • Tour de la forêt ouverte : 11 h 00 – 15 h 00
  • Ouverture de la tour Bismarck : de 12 h 00 à 15 h 00
    • Visites guidées du chantier avec Mme D. Kohl (Kommunale Immobilien Jena) et M. Th. Pfeil (architecte), dernière visite à 14 h 45
    • Attention : l’accès au niveau de l’échafaudage se fera par petits groupes de 10 à 15 personnes. Le port de chaussures fermes et solides est obligatoire. Les enfants ne sont autorisés à monter sur l’échafaudage qu’à partir de 8 ans (taille minimale de 1,20 m) et uniquement s’ils sont accompagnés d’un parent ou d’un tuteur légal.

Veuillez privilégier les déplacements sans voiture ; le nombre de places de stationnement disponibles sur la Schottplatz est limité. 

Ce petit observatoire a été construit en 1903-1904 pour devenir le premier observatoire d'usine de la société Carl Zeiss. La coupole elle-même a un diamètre de 6 m, mais elle a été complétée par un petit bâtiment abritant un atelier. Le porche a été construit en 1913, puis une autre annexe a été ajoutée entre 1936 et 1937. L'observatoire est aujourd'hui équipé d'un télescope à miroir de type Cassegrain 500/10 000 datant des années 1970. En 2024-2025, des travaux d’entretien ont été effectués sur le système de roulement et d’entraînement du télescope. En raison de la conception et de l’emplacement de l’observatoire, ces travaux se sont avérés un peu plus complexes. La ville d’Iéna a pu soutenir les travaux sur le télescope par une petite subvention.

L’histoire et la préservation de ce petit observatoire forestier sont étroitement liées au travail de l’association Urania. Cette association est elle aussi issue du réseau regroupant l’université, l’usine ZEISS et la communauté urbaine, qui a tant marqué Iéna. En 1897, la section d’astronomie de l’usine ZEISS a été fondée. Cette création s’est accompagnée de l’idée, émise par certains collaborateurs de cette section, de créer une association d’astronomie à vocation vulgarisatrice. Celle-ci a vu le jour en 1909 sous le nom d’Urania e.G.m.b.H., une coopérative comptant initialement 20 membres. À l’été 1909, la société Carl Zeiss lui céda l’observatoire forestier. En 1924, la coopérative prit le nom d’association enregistrée « Volkssternwarte Urania e. V. ». Au sein de ce réseau également, les tensions ont varié en intensité à différentes époques, mais il a tenu bon. En 1936, l’association dut céder l’observatoire forestier à l’université. En contrepartie, elle reçut la coupole Winkler située dans la ruelle Schillergässchen. Après la Seconde Guerre mondiale, l’association fut intégrée au groupe de travail astronomique de la société d’État (VEB) Carl Zeiss Jena. Il y a 60 ans, le 19 avril 1966, les membres de l’observatoire populaire Urania ont récupéré de l’université l’observatoire forestier, y compris le télescope à miroir de type Cassegrain 500/10 000, et exploitent depuis lors deux observatoires. Depuis le 5 décembre 1990, le groupe de travail d'astronomie est à nouveau une association enregistrée, conformément à ses statuts de 1909.

  • Lieu : Auf dem Forst / Forstweg 88
  • Ouvert : de 13 h 00 à 16 h 00
    • En fonction de l'intérêt des visiteurs, des visites guidées de la coupole sont organisées en continu par les membres de l'observatoire populaire Urania Jena e. V. Lorsque les conditions météorologiques le permettent, des observations du Soleil sont proposées.

L'église « Notre-Dame » a été construite en l'honneur de Sainte Marie, à la place d'un édifice antérieur datant du XIIIe siècle. Elle constituait le centre des villages de Wenigenjena et de Camsdorf. La construction de la nouvelle église a débuté vers 1400 avec l’édification du grand chœur polygonal, sous la direction du maître d’œuvre Peter Heuerliß, principal tailleur de pierre de l’église municipale de Iéna. Après l’achèvement partiel de la « Schöne Pforte » (belle porte), qui servait de portail d’entrée sur la façade sud de la nef, les plans pour la construction d’une grande église durent être abandonnés en raison de la Réforme. En 1516, on installa un toit provisoire en bois. La construction de la tour resta elle aussi inachevée en raison de la Réforme. Ce n’est qu’après la Réforme (en 1557) que l’église fut achevée sous une forme réduite et dans un style sobre. En 1790, Friedrich Schiller épousa Charlotte von Lengefeld dans l’église du village. Au cours de la restauration de l'église entre 1897 et 1902, le chœur fut doté d'une voûte. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, certaines parties de l'église durent être fermées au public en raison d'une infestation de champignons et de l'effondrement du toit de la nef. La rénovation de l'église a débuté en 1990, notamment grâce à des dons provenant de Marbach, ville natale de Schiller.

  • Adresse : Schlippenstraße 32
  • Ouvert : de 12 h à 16 h ; des paroissiens sont présents sur place et se feront un plaisir de vous renseigner

À partir de 1424, l'édifice actuel fut construit en tant que « nouvelle chapelle » destinée à abriter une image miraculeuse de la Vierge Marie. L'achèvement du chœur de style gothique tardif marque le début d'une tradition de pèlerinage très vivante à Ziegenhain. En 1636, le chœur a été séparé architecturalement ; la nef à trois vaisseaux est aujourd’hui en ruines. Les peintures murales conservées sur le mur nord du chœur, représentant l’épiphanie et datant de 1430, montrent probablement des vues des fortifications situées sur la colline dominant la ville. Le retable gothique à volets comporte 353 « inscriptions » d’étudiants datant de 1591 à 1635. L’un des rares autels pyramidaux baroques conservés en Allemagne (1694) se trouve à nouveau dans le chœur depuis 2016, après avoir été restauré. 

Au cours des dernières années, les charpentes et les toitures (toit de l’église et clocher) ont été rénovées grâce à diverses subventions destinées à la préservation du patrimoine et au soutien de l’association pour la construction de l’église. En janvier 2022, le fleuron, la girouette et la croix ont pu être remis en place. En 2024, les aménagements extérieurs ont été réalisés. La refonte de deux cloches en bronze, commandée l’année dernière, a été réalisée cette année. À l’occasion de la Journée du patrimoine, il sera possible de visiter à la fois la magnifique église Sainte-Marie et les deux nouvelles cloches. La cérémonie solennelle de consécration des cloches est prévue pour l’automne.

  • Lieu : Edelhofgasse 9
  • Ouvert : de 10 h 00 à 18 h 00. Les paroissiens sont présents sur place
    • 11h50 et 16h00 : visite guidée de l'église avec le Prof. Dr M. Jahreis et le Prof. Dr G. Jahreis
    • 17 h 00 : moment de recueillement et visite guidée de l’église avec le pasteur Dr Chr. Rymatzki

Au Moyen Âge, le château de Lobdeburg n’était pas seulement la résidence de la famille noble qui en portait le nom, mais aussi un élément essentiel de l’organisation administrative et infrastructurelle de son territoire. Celui-ci s’étendait de la vallée de la Saale jusqu’aux montagnes schisteuses du nord de la Thuringe. Pour souligner cette importance, on avait choisi, lors de la construction du château au milieu du XIIe siècle, un emplacement visible de loin. Le château constituait ainsi un point de repère à la frontière extérieure de la seigneurie territoriale des Lobdeburg.

Aujourd’hui, les ruines du château, situées sur un site surélevé, se caractérisent avant tout par leur tour d’habitation monumentale de style anglo-normand, conçue pour être visible de loin.

Après près de 30 ans de travaux de restauration complets, menés dans le respect des règles de conservation du patrimoine, sur les vestiges visibles en surface et mis au jour par les fouilles archéologiques, le château est à nouveau accessible au public et offre aux visiteurs des perspectives et des vues surprenantes. Dans sa thèse de doctorat de 2020, le Dr Rupp, archéologue municipal de Iéna, a analysé les fouilles archéologiques et les études d’histoire de l’architecture menées dans le cadre de ces travaux – dont certaines ont été réalisées par ses soins. Une visite guidée passionnante attend les visiteurs.

  • Lieu : sur l'éperon rocheux au sud de Lobeda
  • Ouverture : 9 h 30 ; point de rendez-vous : devant la porte du château
    • Visite guidée du site du château avec le Dr M. Rupp, archéologue municipal / Service régional de la protection des monuments historiques 

L'église actuelle, de style gothique tardif, a été construite à la place d'une ancienne église déjà mentionnée en 976 et en 1228, puis détruite en 1446 lors de la guerre des frères saxons. La reconstruction de l'église a commencé à la fin du XVe siècle, la nef reposant sur les vestiges des murs de l'édifice précédent. Le chœur gothique, qui caractérise aujourd'hui la silhouette de Lobeda, a été ajouté entre 1477 et 1483. D'autres transformations ne sont attestées qu'en 1622 par une inscription de chantier. L’intérieur abrite de précieuses peintures murales et de plafond de style gothique tardif couvrant de grandes surfaces, notamment des représentations monumentales de saint Christophe et de la Vierge à l’auréole sur le mur nord du chœur. Le ou les maîtres à l’origine de ces peintures à sec ne sont malheureusement pas connus. L’architecte Nikolaus Theiner de Lobeda (NTL) est souvent cité comme l’auteur de la magnifique chaire Renaissance en pierre datant de 1556, mais la marque de tailleur de pierre ne correspond pas et il s’agirait alors d’une œuvre de jeunesse très aboutie. Certaines choses restent donc un mystère. 

D'importants travaux de construction sont prévus sur et dans l'église, mais aussi dans le cimetière. Ainsi, la charpente et la couverture du toit au-dessus du chœur doivent être rénovées en 2027. Afin de financer ces travaux importants, des concerts de bienfaisance sont notamment organisés à l'église Saint-Pierre. Pour clôturer la Journée du patrimoine, le groupe Stilbruch se produira.

  • Lieu : Lobeda, Susanne-Bohl-Straße
  • Ouvert : de 14 h à 17 h, visites guidées sur demande par des paroissiens
    • 18 h : concert de bienfaisance avec le groupe « Stilbruch » de Leipzig pour financer la rénovation de l’église

Mentionné pour la première fois dans un document à la fin du XIIIe siècle, Drackendorf est étroitement lié au nom des von Ziegesar. En 1746, Carl Siegmund von Ziegesar acquit le domaine seigneurial de Drackendorf après le décès des von Griesheim, grâce à son mariage avec Christiane S. von Griesheim. Sous August Friedrich Carl von Ziegesar (1746-1813) et son fils Anton (1783-1843), le domaine de Drackendorf devint, au XVIIIe et au XIXe en un lieu de rencontre et de séjour pour des humanistes et des classiques tels que Goethe, Schopenhauer, Herder, Wieland, Kügelgen et Caspar David Friedrich. C’est également à l’initiative de Ziegesar que l’on doit la conception fondamentale du parc de Drackendorf en tant que jardin paysager à l’anglaise, un ancien parc existant ayant été en partie réaménagé et agrandi. 

La construction du salon de thé en 1854 par Clara von Helldorff – dont le mari avait acquis le domaine en 1836 – a probablement donné lieu à un réaménagement / réaménagement de l’ensemble du site dans l’esprit d’un jardin paysager classique, qui ne peut toutefois être attesté que pour la zone restreinte située directement devant le pavillon de thé. La structure de base du parc, qui existe encore aujourd’hui en termes d’organisation de l’espace, d’axes visuels et de réseau de sentiers, remonte cependant probablement à cette époque. Le peuplement d’arbres le plus ancien, qui compte aujourd’hui six arbres au total, date également de cette époque. Jusqu’en 2021, un plan d’aménagement élaboré à la demande de la ville d’Iéna a été progressivement mis en œuvre grâce à des subventions communales et européennes, et le concept d’aménagement d’origine a pu être restitué dans le respect des impératifs de protection de la nature.

  • Lieu : Drackendorf, Alte Dorfstraße
  • Pavillon ouvert : de 11 h à 13 h ; des membres de l’association locale, ravis de vous renseigner, seront présents sur place ; fête foraine avec musique, restauration et bière « Schellenbier » 
  • Salle du patrimoine (Alte Dorfstraße 20) ouverte : de 11 h à 13 h

L'église « Auferstehung Christi », située en lisière du parc de Drackendorf, remonte à un édifice roman antérieur. Certaines parties de l'édifice datent probablement déjà du XIIIe siècle. Entre 1653 et 1656, des travaux de transformation et de reconstruction partielle ont été menés grâce à une donation du patron Christian Beer, intégrant le chœur et la partie inférieure de la tour d'un édifice gothique antérieur. Si les murs d’enceinte et les fenêtres du chœur gothique ont été conservés, il ne reste toutefois ni les entrelacs ni les voûtes. D’après les inscriptions de chantier au-dessus des portes, la nef ainsi que l’annexe sud destinée au siège seigneurial et la structure fermée octogonale de la tour ont été érigées à cette époque. 

Les tribunes installées en 1786 furent déjà démantelées lors de la rénovation de 1867 menée par l’architecte Spittel. Aujourd’hui, on accède à l’intérieur de l’église par le portail en arc en plein cintre situé sur le côté sud de la tour. Le patronage de l'église de la Résurrection était entre les mains des familles nobles résidant dans la localité, notamment les Puster, les von Ziegesar et les von Helldorf.

  • Lieu : Am Goethepark 3
  • Ouvert : de 9 h à 18 h, des brochures d'information sont disponibles sur place

L'église baroque Saint-Paul de Wöllnitz a été construite entre 1740 et 1743 à l'emplacement d'un édifice antérieur, dont elle a intégré une partie, selon les plans de l'architecte Johann Wilhelm Hase. Le corps central octogonal irrégulier est surmonté d'une tour octogonale de 20 mètres de haut, dotée d'une coupole en queue de poisson et d'une lanterne. Un fronton baroque aux lignes dynamiques souligne la façade sud de cette église construite en calcaire coquillier. Les murs de l’église sont percés de fenêtres en arc plat. Le caractère d’un édifice à plan central est également évident à l’intérieur de l’église ; deux rangées de tribunes en bois font le tour de la nef centrale. 

À l’origine, deux cloches étaient suspendues dans le clocher. Elles ont été retirées de la tour en 1814, car les murs latéraux de l’église menaçaient de s’effondrer. Aujourd’hui, deux cloches en acier datant de 1920 sont logées dans une clochette située sur une colline entre Oberwöllnitz et Unterwöllnitz, qui est désormais également classée monument historique. L'église abrite un orgue construit entre 1859 et 1861 par un membre de la famille de facteurs d'orgues Poppe, originaire de Roda. Il a fait l'objet d'un projet de recherche de l'EKM intitulé « La moisissure sur les orgues en Allemagne centrale ». 

  • Lieu : Unterdorfstraße
  • Ouvert : de 15 h à 17 h, des paroissiens sont présents sur place pour vous accueillir

Cette église à nef unique a été construite entre 1701 et 1703 à l'emplacement d'un édifice antérieur. Le fondateur de l'église, Friedrich von Kospoth (1630-1701), fermier du domaine royal de Burgau, est décédé dès 1701, peu après la pose de la première pierre. Son corps momifié a été inhumé dans la crypte située sous le chœur après l'achèvement de l'église. Depuis le début des années 1990, l'église fait l'objet d'importants travaux de conservation, notamment des mesures de stabilisation en profondeur de la tour et de la charpente du toit. De plus, la décoration intérieure baroque, perdue lors de la peinture typique de l'époque en 1884, a été reconstituée à partir des résultats des analyses de couleurs réalisées lors de la restauration. En 2018, le sol a été rénové et complété. Après plusieurs années de préparatifs, la rénovation minutieuse de l’orgue Poppe de 1796 a pu débuter en 2026. L’espace entourant l’orgue remis en état a déjà été rénové. 

La préservation de nos monuments culturels repose sur l’engagement bénévole de nombreuses personnes. Traugott Keßler était une personnalité particulièrement engagée dans la transmission des connaissances et de la passion pour le patrimoine architectural de Burgau. Il a également été, pendant de nombreuses années, un interlocuteur attentionné, fiable et plein d’idées pour les autorités chargées de la protection des monuments historiques. Malheureusement, il nous a quittés cette année. Ute Merbach nous a également quittés ; en tant que fondatrice de la Fondation des églises de Iéna, elle a notamment financé de manière déterminante la restauration de l’église de la Trinité. À l’occasion de la Journée du patrimoine, qui coïncide avec la Journée allemande de l’orgue, un concert commémoratif sera organisé en son honneur dans l’église de Burgau, dans le cadre du festival d’orgue de Burgau.

  • Lieu : Geraer Straße 69
  • Ouvert : de 10 h à 17 h
    • 16 h : concert de bienfaisance avec L. Förster (chantre, église municipale d’Iéna)

    • 17 h : « Mais qui siffle donc là ? ! » Orgue et poésie avec A. Korn et D. Modersohn

    • 19 h 00 : concert commémoratif avec D. Modersohn (musicien d’église et expert en orgues)

La première phase de construction (de 1981 à 1986) du grand ensemble résidentiel de Winzerla, conçu en trois phases, comprenait 2 600 logements, une école maternelle, un hypermarché, l'axe fluvial ainsi que deux écoles avec leur gymnase, L’une de ces deux écoles est l’ancienne « Goethe-Schule », située au 1, rue Hugo-Schrade. Elle a été construite entre 1983 et 1985 pour accueillir un lycée polytechnique à deux sections. En raison des conditions locales (notamment la topographie du terrain) et des expériences déjà acquises, certaines adaptations ou modifications ont été apportées par rapport au projet type de Gera - Ratio 81. Cela concernait notamment les zones d’entrée (marches, garde-corps, auvent d’entrée), mais aussi et surtout le jointoiement des éléments en béton et la structure du sol. 

La conception a été confiée au VEB Wohnbaukombinat Gera BT 5 (Rudolstadt). La station de raccordement spécifique HA 2, équipée de modules micro-informatiques fournis par la VEB TGA Gera, BT Neustadt / Orla, et destinée à la régulation de la température des circuits de chauffage et de l’eau sanitaire, a été installée en janvier 1987. Les installations techniques et sanitaires ont fait l’objet de rénovations partielles et de remises à neuf au fil des années. Cette école est la dernière école de type « Gera » construite à Iéna et, en même temps, la dernière école de ce type à Iéna qui soit encore largement conservée dans son état d’origine de la fin des années 1980. Au printemps 2024, elle a été inscrite sur la liste indicative des monuments historiques pour des raisons historiques et d’urbanisme, et fait depuis l’objet de nombreuses discussions. Sa valeur patrimoniale est expliquée lors de visites guidées et d’échanges.

  • Lieu : Hugo-Schrade-Straße 1
  • Ouvert : de 10 h à 15 h ; les membres de l’initiative citoyenne et du conseil de quartier se tiendront à disposition pour discuter autour d’un petit brunch
    • Visite guidée avec I. Claus, de l'Office régional de Thuringe pour la conservation des monuments historiques

Construite au XIIe siècle sous la forme d'une église à chœur carré, l'église Saint-Nicolas était une filiale de l'église Saint-Laurent de Maua. Ces deux églises appartenaient au monastère cistercien de Grünhain, dans les monts Métallifères, dont les moines avaient introduit la viticulture dans la région. Vers 1250, le chœur rectangulaire a été surélevé pour former une tour de défense rectangulaire à quatre étages. Saint-Nicolas servait d’église fortifiée. Des vestiges du mur de défense et un bastion circulaire ont été conservés et restaurés entre 2015 et 2017. La rénovation de la toiture a eu lieu entre 2019 et 2021. 

La « rosace de Leutra » constitue un véritable joyau : il s’agit d’une fenêtre à onze lobes située sur la façade est, dont la symbolique fait référence aux onze disciples de Jésus le matin de Pâques. Sur le côté sud de la courte nef se trouve l'entrée : une porte romane en arc en plein cintre avec un vantail et des ferrures décoratives gothiques ; dans les jambages de la porte sont gravés des symboles de défense : une arbalète, une épée et une balle. Au-dessus de la porte, juste sous la corniche, se trouve une tête surmontée d’un bec verseur, dont les interprétations sont très variées et vont du démon à saint Nicolas.

À l’intérieur se trouve des fonts baptismaux datant peut-être du XIIe siècle. En 2022, deux dalles funéraires historiques ont été déplacées du mur extérieur sud vers l’intérieur de l’édifice.

  • Lieu : Leutra 16
  • Ouvert : à 11 h et 13 h, visites guidées avec K. Junghans

Le moulin « Obermühle » de Leutra a sans doute été construit au milieu du XVIIIe siècle à la périphérie de Leutra, dans un méandre de la Leutra. Il est probable qu'il ait existé des constructions antérieures. Au XIXe siècle, le moulin à eau a été agrandi pour accueillir des bâtiments d'habitation et des dépendances. En 1900, Hugo Grimm, propriétaire du moulin, a fait moderniser l'installation mécanique. L'exploitation du moulin a cessé dès 1960. Par la suite, le site a été principalement utilisé à des fins agricoles. L’état du moulin proprement dit s’est visiblement détérioré après le morcellement du terrain. L’absence de mesures d’entretien et de sécurisation ayant entraîné d’importantes infiltrations d’humidité, des points de basculement ont été atteints, conduisant à des pertes massives de la structure. 

La suppression du statut de monument historique a été discutée à plusieurs reprises. Depuis 2019, des travaux de transformation et de réhabilitation sont en cours afin de destiner le site à un usage résidentiel. Les premiers appartements sont déjà occupés. Malheureusement, d’autres pertes importantes de substance ont dû être acceptées pendant les travaux. Les parties du bâtiment désormais visibles sont donc, en grande partie, des reconstructions, tant dans les anciens étages à colombages que dans les étages supérieurs en maçonnerie de briques ; ces reconstructions ont été réalisées sur la base de relevés tenant compte des déformations et d’images de mesure corrigées. Il apparaît toutefois clairement que l’on se trouve ici dans une zone limite de la conservation du patrimoine.

  • Lieu : Leutra 2
  • Ouverture : 15 h : visite guidée avec M. N. Spehr, du bureau d’études SPEHR.Ingenieure (30 personnes maximum – inscription préalable obligatoire !)
  • Point de rendez-vous : au bout de la rue, devant le pignon ouest de la maison principale (pas dans la cour)

Inscriptions les 8 et 10 septembre de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h 00 à 15 h 30 au 0049 3641 495141 ou par e-mail à l'adresse denkmalamt@jena.de.de jusqu'au 11 septembre2026

Construite au XIIe siècle, cette église-halle faisait partie, dès le XIIIe siècle, d'une commanderie de l'Ordre teutonique. Des ajouts réalisés au XVe siècle et des modifications architecturales aux XVIe et XVIIe siècles lui ont donné son aspect actuel. Les traces des différentes phases de construction sont encore très bien visibles aujourd’hui à travers des éléments tels que les enduits, le tracé des joints, la forme des fenêtres, les ornements ou encore les inscriptions. À l'intérieur, l'église abrite notamment un coffre encastré datant de 1275, un retable à volets de 1517 ainsi que la loge du patronage ornée des armoiries de deux anciens commandeurs de l'Ordre teutonique. Dans la nef, on peut voir les dalles funéraires d’autres commandeurs et, au niveau de la première tribune, des épitaphes. La rénovation de l’intérieur, réalisée entre 1991 et 1993, s’est appuyée sur les résultats des travaux de restauration. L'église Sainte-Marie possède l'une des plus anciennes portes d'église de village d'Allemagne centrale, datant de 1223.

  • Lieu : Pfarrgasse
  • Ouvert : de 10 h à 17 h
    • Visites guidées sur l’histoire de la construction et la rénovation, sur demande, avec M. F. Bürglen, ancien marguillier et conservateur local de la Fondation allemande pour la protection des monuments historiques ; 

    • Exposition consacrée à l'Ordre teutonique et à l'histoire de Zwätzen en tant que siège du commandeur régional de Thuringe.

    • L’après-midi, café et gâteaux seront servis

Le village de Laasan, mentionné pour la première fois dans un document en 1367, a largement conservé son caractère villageois unique. Au centre se trouve la petite mais imposante maison du conseil et brasserie. La mairie a été construite entre 1615 et 1617 sous la forme d’une tour octogonale. La brasserie a été ajoutée en 1740, et la salle du conseil a été inaugurée en 1802. Le droit communal de brassage a été en vigueur de 1742 à 1946. La mairie a été construite vers 1617 sous la forme d’une tour octogonale. L’annexe de la brasserie a été construite en 1742, et la salle du conseil a été inaugurée en 1802. Le droit communal de brassage a été en vigueur de 1742 à 1946. La maison du conseil et la brasserie ont été rénovées en 1998 dans le respect des règles de conservation du patrimoine. En 2004, l'association locale a reçu le prix de la protection du patrimoine de Thuringe pour la rénovation de la maison du conseil et de la brasserie. En 2019, une rénovation complète de la façade a été effectuée, incluant une mise en conformité sismique. 

  • Lieu : Laasan 25
  • Ouvert : de 10 h à 16 h
    • Visites guidées sur demande avec des membres de l'association Ortsverein Laasan e. V., 

    • des rafraîchissements sont disponibles dans les salles de la « Rats- und Brauhaus »

    • Laasan 3 / « Fondation Regina » (juste en face) : ouvert de 10 h à 14 h, « atelier ouvert » de la sculptrice 

Construit entre 1937 et 1941, ce pont, qui, avec ses 794 m, était le plus long du programme autoroutier allemand en Thuringe, a été érigé à partir de béton compacté, de béton armé, de briques de clinker et de pierre naturelle. Ses formes s'inspirent de celles des aqueducs romains. Le caractère monumental caractérise le langage formel dans les détails et l'ouvrage dans son ensemble. 

« En tant que créations d’une nouvelle époque, les routes […] et leurs ouvrages d’art devaient transcender les époques et les frontières pour témoigner de la volonté politique et artistique de leurs créateurs, et continuer à exister comme souvenirs de cette époque, comme monuments d’une grande époque révolue, même lorsque leur importance pratique serait depuis longtemps dépassée»,

explique l’architecte Friedrich Tamms en 1941, décrivant ainsi une mission non seulement infrastructurelle, mais aussi politique et idéologique. 

Le programme autoroutier a également fait l’objet d’un accompagnement très intensif en matière d’aménagement paysager. Dès 1933, Fritz Todt a intégré Alwin Seifert à son équipe, qu’il a nommé en 1934 conseiller pour les questions d’intégration paysagère dans la construction des autoroutes. Seifert, qui adhérait à une doctrine raciale fondée sur la « métaphysique » et destinée à doter le nazisme d’une dimension religieuse liée à la nature, rassembla autour de lui des architectes paysagistes, des phytosociologues et des défenseurs du patrimoine. En tant qu’indépendants, ils ont accompagné la construction des autoroutes. Les plans ont souvent été conservés, mais le paysage aménagé – et pas seulement à Iéna – a depuis été à nouveau profondément remanié. 

  • Lieu : entre Maua et Göschwitz 
  • Ouvert : de 10 h à 14 h
    • Visites guidées toutes les heures sur l’histoire du pont et la construction de l’autoroute autour d’Iéna jusqu’à nos jours, dernière visite vers 13 h

Accès depuis la B 88 depuis Maua en direction de Iéna ; depuis l’autoroute A4 : sortie Iéna – Göschwitz – B 88 en direction de Iéna, à droite juste après le pont de la vallée de la Saale (places de parking limitées pour les voitures particulières)